Justin Taylor enregistre Mozart avec le Concert de la Loge (dir. Julien Chauvin)
Sortie en septembre 2017 – Aparté

Le jeune musicien franco-américain Justin Taylor remporte, à tout juste 23 ans, le Premier Prix au Concours International de Clavecin de Bruges. Il y obtient également le Prix du Public, le Prix Alpha, et le Prix de l’EUBO Developping Trust. Aimant partager son amour de la musique avec le public, Justin se produit en soliste au clavecin et au pianoforte, ainsi qu’en musique de chambre avec le Taylor Consort.
Justin Taylor commence à étudier le clavecin à l’âge de 11 ans dans sa ville natale, Angers, avec Françoise Marmin. Sa passion pour cet instrument l’amène à poursuivre ses études avec Olivier Baumont et Blandine Rannou au CNSM de Paris, institution dans laquelle il rentre à l’unanimité en 2011. En parallèle, Justin a aussi étudié le piano moderne dans la classe de Roger Muraro au CNSM de Paris. Pour enrichir son approche musicale, il est également titulaire d’un prix d’analyse supérieure dans ce même établissement.
En 2015, il obtient son Master de Clavecin mention Très bien à l’unanimité avec les félicitations du jury. Cette même année, Justin Taylor remporte le Premier Prix au concours international de clavecin de Bruges (Musiqua Antica International Competition Brugge). Il décroche aussi le Prix du Public, le Prix Alpha pour un enregistrement chez ce prestigieux label, et le Prix de l’EUBO Developping Trust décerné au jeune musicien baroque européen le plus prometteur. Justin est soutenu par la Fondation d’entreprise Safran.

Son amour pour le répertoire de musique de chambre le pousse à créer le Taylor Consort, ensemble en résidence à la Fondation Singer-Polignac, avec lequel il se produit sur de nombreuses scènes françaises et européennes. En 2015, Justin a été sélectionné pour être le claveciniste de l’OFJB (Orchestre Français des Jeunes Baroque). On le retrouve au continuo avec plusieurs ensembles, comme Le Poème Harmonique, Les Musiciens de Saint-Julien ou encore le chœur Accentus.
En tant que soliste, Justin a eu l’occasion de jouer à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre National d’Île de France, aux Invalides (double concerto de C.P.E. Bach), ou à Deauville où il interprète au pianoforte le concerto n°17 de W.-A. Mozart avec Julien Chauvin et son ensemble Le Concert de La Loge. En récital, on le retrouve au Festival de la Roque d’Anthéron, à l’Auditorium du Louvre, et dans de nombreuses villes européennes : Cambridge, Bruxelles, Anvers, Potsdam, Stockholm, Crémone… Le jeune claveciniste a déjà participé à plusieurs émissions radiophoniques diffusées sur France Musique (La Matinale, Génération Jeunes Interprètes…), sur RTBF-Musiq3 (Puisque vous avez du talent), ou encore sur RTBF-Klara. Le premier disque solo de Justin Taylor, paru en septembre 2016 chez le label Alpha, récompensé par un CHOC de l’année Classica, dresse un portrait musical de la famille Forqueray.

In 2015, he earned his Master’s degree in harpsichord with highest honours and “unanimous congratulations”. The same year, he won First Prize at the Musica Antiqua International Harpsichord Competition in Bruges, Belgium, where he also received the Audience Prize, the Alpha Prize (for a recording under this prestigious label), and the European Union Baroque Orchestra Developing Trust Prize, which is awarded to the most promising young European baroque musician. Justin is supported by the Safran Foundation.
From the onset of his studies, Justin Taylor was invited to participate as the harpsichordist in concerts directed by Vincent Dumestre, Patrick Cohën-Akénine, and Julien Chauvin. His love for the baroque chamber music repertory incited him to create The Taylor Consort, an ensemble now in residency at the Singer-Polignac Foundation in Paris. In addition, his duo with the violist Salomé Gasselin won second prize in the International Chamber Music Competition in San Ginesio (Italy) in 2014. He was selected as the harpsichordist for the OFJ-B (Orchestre Français des Jeunes—Baroque) for the year 2015.
As a soloist, Justin Taylor has played at the Paris Philharmonie with the Orchestre National d’Île de France, at the Hôtel de Soubise in Paris (the Young Talents Festival), at the Rendez-Vous de Rochebonne, as well as at Les Invalides, where he interpreted C.P.E. Bach’s double concerto for harpsichord and pianoforte. The young harpsichordist has already performed on several France Musique radio programs, such as Génération Jeunes Interprètes (Gaëlle Le Gallic) or L’air des lieux (Stéphane Grant).This year, he will perform in many European cities, including Cambridge, Brussels, Antwerp, Potsdam, Stockholm, and Paris… His first solo recording, with the Alpha label, will draw a portrait of the Forqueray family.

Bach • Suite n°2 en la m, Prélude

 

Bach • Concerto en ré mineur, Premier mouvement
Cérémonie des 24e Victoires de la Musique, direct sur France 3

Jean-Henry d’Anglebert • Sarabande

Justin Taylor : interview & session Qobuz

« Justin Taylor possède toutes les qualités pour triompher de ces pages complexes et en magnifier l’expression : sa façon de faire sonner le clavecin, sa technique de fer, son toucher de velours et son sens du théâtre manifeste. »

« Justin Taylor has all the qualities needed to triumph in complex pages and to magnify their expressiveness:his skill at bringing out the sound of the harpsichord, his iron-hard technique, his velvet-like touch, and his obvious sense of theatricality. »
​Philippe Venturini
Classica, novembre 16

27 septembre 2017
  • Taylor Consort • Paris, Hôtel de Soubise (programmation Jeunes Talents)t

    27 septembre 2017 // 12 h 30 min - 13 h 30 min
    60 rue des Francs Bourgeois  75003 Paris

    Avec : Théotime Langlois de Swarte, Violon | Sophie de Bardonnèche, Violon baroque | Louise Pierrard, Viole de gambe | Hanna Salzenstein, Violoncelle | Justin Taylor, Clavecin
    Œuvres de : Jean-François Dandrieu | Arcangelo Corelli

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3 octobre 2017
  • Bruxelles, Chapelle protestante, récital (programmation Bozar)

    3 octobre 2017 // 21 h 00 min - 22 h 00 min
    Rue du Musée 2, 1000 Bruxelles

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4 octobre 2017
  • Auditorium du Louvre, Concert de sortie du disque Concerto de Mozart, avec Le Concert de la Loge (dir. Juline Chauvin)

    4 octobre 2017 // 21 h 00 min - 22 h 00 min

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11 octobre 2017
  • Bruxelles, Bozar, Trio avec Lucile Boulanger et François Lazarevitch

    11 octobre 2017 // 21 h 00 min - 22 h 00 min

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Vrai choc musical pour les auditeurs présents à l’Auditorium du Louvre que le récital donné par Justin Taylor en septembre dernier. Entre temps, le claveciniste franco-américain a fait partie des interprètes nommés, dans la catégorie « Révélations soliste instrumental », des Victoires de la Musique.

À 24 ans, Taylor s’affirme chaque jour un peu plus dans le paysage de la musique ancienne depuis qu’il a remporté en août 2015 le Premier Prix et – chose toujours révélatrice – le Prix du Public du prestigieux Concours de clavecin de Bruges ; un tournant dans le parcours d’un musicien comblé par les muses puisqu’il est parvenu à conjuguer l’étude du piano moderne et celle du clavecin. Après des débuts à Angers, ville de son enfance, Taylor mène de front les deux instruments au Conservatoire national supérieur de Paris, avec Roger Muraro en piano, Olivier Baumont et Blandine Rannou pour le clavecin, de 2011 à 2015.

Après la victoire à Bruges – véritable « sacre » pour un claveciniste – un déclic se produit ; Taylor abandonne le piano moderne au profit du clavecin et… se laisse aussi tenter, de temps à autre, par le pianoforte, instrument qui ne lui réussit pas moins. Ne vous fiez pas aux apparences : derrière une allure encore un peu adolescente se cache un interprète d’une exceptionnelle maturité, dont le discours empreint d’autant de poésie que d’autorité, retient immédiatement l’attention. Loin des clichés « porcelaine de Saxe et poudre de riz », le clavecin sonne d’admirable façon sous ses doigts. Il n’est que d’écouter La Famille Forqueray, magnifique premier disque (sur le label Alpha) sorti fin 2016, pour s’en convaincre.

La première apparition de Justin Taylor au Festival de Pâques de Deauville l’an dernier n’était pas passée inaperçue. Il y est réinvité, le 22 avril, accompagné cette fois des membres de l’ensemble de musique de chambre qu’il a fondé, le Taylor Consort, pour un concert qui le verra successivement au clavecin (Rameau et Bach) et au pianoforte (Mozart). Voilà une excellente idée d’escapade musicale en Normandie, au cours d’un festival qui regorge, comme toujours, d’alléchantes propositions dans des répertoires variés, du baroque au contemporain. Mais Paris aura bientôt aussi l’occasion d’entendre Taylor (le 24 avril), en récital cette fois, dans un lieu proprement idéal pour le clavecin : l’intimiste théâtre du musée Grévin, où il signera un programme Bach, Rameau, Soler, Scarlatti et Sweelinck. Quant au disque, on brûle d’impatience d’entendre le Concerto n° 17 de Mozart que Taylor a enregistré il y a peu au pianoforte, accompagné par le Concert de la Loge de Julien Chauvin. Il sortira à la rentrée (sur le label Aparté), couplé avec la Symphonie « La Poule » de Haydn entre autres.

Alain Cochard
Concertclassic – 11 avril 2017

Lauréat du Premier Prix à Bruges en 2015 et nommé aux Victoires de la musique classique en 2017, auteur d’un premier disque multi-récompensé chez Alpha l’année dernière, le jeune claveciniste  donnait un récital au théâtre du musée Grévin, montrant l’étendue prometteuse de son talent.

Nullement décontenancé par les statues d’Anne Roumanoff et de Kev Adams qui entourent la scène,  se lance dans la Fantaisie chromatique de Bach avec détermination, faisant admirer dès cette pièce inaugurale d’une complexité extrême certaines caractéristiques de son jeu présentes toute la soirée : grande maîtrise technique, liberté dans les rythmes, changements de clavier et de jeux de cordes fréquents et notamment en plein morceau.

L’alternance de pièces de Bach et de Rameau permet de faire dialoguer ces deux génies du clavier. L’enchaînement de la Fantaisie chromatique et de L’Enharmonique suivie de L’Égyptienne est par exemple très bien senti, la recherche subtile dans des mouvements parfois suspendus du Français succédant à la musique sans failles mais non moins complexe de l’Allemand. Si l’on peut déceler quelques discrets signes de crispation dans la fugue de la Toccata en mi mineur, par ailleurs bien conduite et avec ampleur, la Suite en la mineurde Rameau est sans conteste le sommet du concert. Dès la longue Allemande, Justin Taylor captive son auditoire, et ne le lâche plus jusqu’aux étourdissantes arabesques de la Gavotteet de ses doubles. Si on peut regretter une Courante un peu trop rapide, voire précipitée, la manière d’amener les modulations et les chromatismes (c’est le thème de la soirée) dans la Sarabande est remarquable. On note également la très grande agilité du jeune claveciniste, doublée d’un calme olympien, dans les deux dernières pièces, très virtuoses : Les Trois Mains (le titre le dit bien) et la Gavotte.

La soirée se poursuit avec une fantaisie de Sweelinck, très intéressante mais représentant un saut temporel et stylistique trop important avec Rameau pour pouvoir être bien appréciée, enchaînée à une sonate de Scarlatti jouée de fort belle manière. Enfin, un Fandango de Soler clôt le programme, pièce de caractère dans laquelle on retrouve, comme parfois chez Scarlatti, des accords plaqués de guitare. La musique entraîne et captive, mais finit par se révéler un peu indigeste à la longue.

Tout au long de ce concert, joué par cœur à l’exception du Sweelinck et du Scarlatti, Justin Taylor aura montré une grande maîtrise, une belle musicalité et beaucoup de naturel pour faire ressortir toute la couleur des partitions choisies. On pourrait lui reprocher ses nombreux accelerandi, souvent brusques, mais certainement pas une mauvaise compréhension du discours musical ou une approche naïve des œuvres. Justin Taylor a tout d’un futur grand.

Stéphane Reecht
Resmusica – 26 avril 2017

© Jean-Baptiste Millot