Le nouveau disque de l’Escadron Volant de la Reine
Il Furibondo ou les tribulations d’un italien à Londres
Concert de sortie du disque le vendredi 31 mars 2017

Label B Records

Dossier de presse Il Furibondo

L’Escadron volant de la Reine, récemment auréolé du Premier prix du concours international du Val de Loire, poursuit avec Il Furibondo son travail d’exploration du répertoire italien du XVIIIe siècle. Après Notturno et pour le premier disque de la collection Fondation Singer-Polignac de B-Records, il s’envole dans l’Angleterre des années 1720 à la rencontre de Francesco Geminiani, violoniste virtuose, fantasque, auteur de concerti grossi novateurs et d’une méthode encore pratiquée aujourd’hui. Piochant dans tout son répertoire, mais aussi dans celui de contemporains comme Haendel et Corelli, cet album en forme de drame musical s’écoute comme un palpitant récit et exhume des pièces jusque là inconnues.


Concert de sortie du disque

Vendredi 31 mars 2017, 20h30
L’Escadron Volant de la Reine
Temple du Foyer de l’Ame
7 bis rue du Pasteur Wagner – Paris

Libre participation aux frais

 


Qui était Francesco Geminiani?

Who was Francesco Geminiani?

Qui était Francesco Geminiani? Un inconnu pour beaucoup, mais si l’on se penche sur son histoire, on découvre un violoniste virtuose et un pédagogue investi. S’il nous est impossible de savoir vraiment comment il jouait, ses ouvrages nous renseignent assez largement sur sa vision de la musique. Son traité «L’art de jouer le violon» fût et est encore une source d’inspiration non négligeable pour les musiciens pratiquant un instrument à corde frottées et s’intéressant au répertoire baroque en particulier. Ses nombreuses publications dans plusieurs pays d’Europe attestent d’un certain succès au XVIIIème siècle. Celui qui fût surnommé «Il Furibondo» par ses élèves nous laissa également un traité de basse continue d’une rare précision, un traité de guitare, ainsi qu’un ouvrage intitulé «The good taste in music». Mais Geminiani était également un grand compositeur de musique instrumentale. On trouve dans son catalogue plusieurs sonates pour le violon, un opus pour le violoncelle, deux pour le clavecins et surtout, de nombreux concerti grossi dont il contribua au développement. Tout au long de sa vie, il prendra grand soin de ses publications en les remaniant et les développant, ajoutant des voix et des ornements, qui sont autant de leçons pour l’interprète d’aujourd’hui. Le soin qu’il apportait aux parties intermédiaires est remarquable. Dans certaines œuvres écrites à sept voix, il démontre son génie du contrepoint et du raffinement et se démarque de ses pairs qui délaissaient souvent les parties d’alto et de second violon. Dans ses pages les plus abouties, on observe une attention particulière portée aux transitions : avec lui, le concerto n’est plus un simple enchaînement de mouvements comme le faisait Arcangelo Corelli, le créateur du genre, mais une dramaturgie instrumentale marquée et originale grâce à des changements de caractères très vifs au sein d’un même mouvement, agrémentés de récitatifs et d’airs instrumentaux, à la manière des opéras. Pour construire ce programme, nous avons pris comme conducteur la vie même de Geminaini, de sa jeunesse en Italie à la fin de sa vie à Dublin en passant par Paris et Londres.
Lorsqu’on étudie la biographie de notre héros, on découvre un personnage fantasque et haut en couleur à l’image de sa musique, Il Furibondo n’a cessé de nous étonner et de nous émouvoir. Nous ne voulions pas enchainer cinq ou six Concerti pour ce disque mais plutôt piocher dans le répertoire du compositeur et recréer une trame avec des pièces de tous les styles que Geminiani a testés : le style galant (n° 11), la danse (n° 28), la fugue (n° 25), la chanson traditionnelle irlandaise (n° 29), l’aria (n° 7 ou 27), le récit (n° 6), la tempête (n° 9), le ground (n° 22)… Certains compositeurs font une apparition dans cette biographie musicale ; Handel que Geminiani admira pour son œuvre vocale, Avison, un contemporain anglais, et enfin Corelli, le maître de notre Furibondo. Chaque membre de l’escadron prend tour à tour la parole en soliste et propose son personnage afin d’incarner les différentes facettes de cette vie passionnante.

Who was Francesco Geminiani? He is an artist unknown to many but if we look at the story of his life we discover a virtuoso violinist and a dedicated teacher. Although it is impossible for us to know truly how he performed, his works tell us quite a lot about his vision of music. His treatise, “The Art of Playing the Violin,” was and still is a work of some signi cance and a source of inspiration to musicians who play a bowed string instrument and take an especial interest in the Baroque repertoire. His many publications in several European countries bear witness to a degree of success which he achieved in the Eighteenth Century. The man who was nicknamed “Il Furibondo” by his pupils also left us an extraordinarily precise treatise on basso continuo; an essay on guitar; as well as a book entitled, “A Treatise on Good Taste in the Art of Music.” However, Geminiani was also a great composer of instrumental music. In his catalogue, we find several sonatas for violin, an opus for cello, two for harpsichord and, above all, numerous concerti grossi to whose development he contributed. Throughout his life, he paid special attention to his publications, reworking and elaborating them by adding voices and ornaments, which are good lessons for the performer of today. He took remarkable care over mid-range parts. In some works which were written for seven voices, he demonstrated his genius for counterpoint and sophistication, setting himself apart from his peers who often neglected the alto and second violin parts. In his most accomplished pieces, we note the careful attention to transitions. With Geminiani, the concerto was no longer a simple series of movements — as was the case with Arcangelo Corelli, the creator of the genre. Instead, it is a distinct, original instrumental dramaturgy thanks to extremely bold changes of character within the same movement, embellished with recitatives and instrumental arias in the style of opera. In putting together this programme, we have taken Geminiani’s life itself as the main theme, from his youth in Italy to the end of his life in Dublin, passing through Paris and London.
When we examine our protagonist’s biography, we discover an eccentric, flamboyant character, just like his music. Il Furibondo has never ceased to amaze and move us. We did not want to string together five or six Concerti for this CD but instead dipped into the composer’s repertoire to create a framework with pieces in all the styles which Geminiani explored: the Galant Style (No 11); the Dance (No 28); the Fugue (No 25); the traditional Irish song (No 29); the Aria (No 7 and 27); the Recitation (No 6); the Tempest (No 9); and Ground Bass (No 22)… Some other composers appear in this musical biography: Handel, who Geminiani admired for his vocal works; Avison, an English contemporary; and finally, Corelli, our Furibondo’s teacher. By turns, each member of the Escadron takes the floor as a soloist and puts forward his or her character to portray the different aspects of this fascinating life.


Le programme

Ouverture 
Georg Friedrich HAENDEL Il Pastor Fido

ACTE I : La Jeunesse
Scène 1 : La vie en Italie
Francesco GEMINIANI
Concerto grosso Op. 2 n°4 : Andante
Concerto grosso Op. 7 n°6 : Andante unisson-Andante
Scène 2 : La séparation
Francesco GEMINIANI
Sonate pour violoncelle Op.5 n°4 : Grave
Concerto grosso Op. 7 n°6 : Grave-Presto-Affetuoso-Adagio-Allegro moderato
Scène 3 : Le voyage
Francesco GEMINIANI
La Foresta Incantata : Andante-Allegro assai-Adagio
Concerto Grosso d’après la sonate pour violon Op .4 n°2 (concerto grosso n°3)
Scène 4 : Découverte de Londres
Francesco GEMINIANI
Concerto grosso Op. 7 n°6 : Andante-Adagio-Allegro assai-Adagio-Presto

ACTE II : Un sombre hiver
Scène 1 : La tourmente
Francesco GEMINIANI
Concerto grosso Op. 2 n°1 : Andante-Allegro-Adagio-Presto-Allegro
Scène 2 : La descente aux enfers
Charles AVISON
Concerto grosso Op.6 N°3 : Largo andante-Allegro spirituoso-Vivace-Piu allegro
Francesco GEMINIANI Harmonical Miscellany

ACTE III : True lovers of Italian music
Scène 1: La solitude
Francesco GEMINIANI
Concerto grosso d’après la sonate pour violon Op. 4 n° 11 (version concerto grosso n°2) Largo
Concerto grosso Op. 3 n°3 Allegro moderato
Scène 2 : Le Printemps
Francesco GEMINIANI d’après Arcangelo CORELLI
Concerto grosso d’après la sonate Op. 5 n°2 de Corelli : Grave
Georg Friedrich HAENDEL
Lascia ch’io pianga (extrait de Rinaldo) version ornée pour violon et orchestre
Scène 3 : Il furibondo à la Queen’s Head Tavern
Francesco GEMINIANI
La Foresta Incantata : Allegro moderato
A Treatise of Good Taste in the Art of Musick
Air III : Lady Ann Bothwell’s, Lament
Song II : The Night her silent Sable wore
A Treatise of Good Taste in the Art of Musick, Song IV : O Bessy Bell
Arcangelo CORELLI Concerto grosso Op. 6 n°4 Allegro-Allegro


L’Escadron Volant de la Reine

L’Escadron Volant de la Reine désigne les dames de compagnie recrutées par Catherine de Médicis. Par leur présence et leur conversation, elles étaient chargées de pacifier les relations humaines au sein des Cours européennes. Ce nom évoque une organisation non hiérarchisée alliant rigueur et fantaisie, deux qualités qui tiennent à cœur aux musiciens de l’ensemble dans le travail musical.
Premier Prix et Prix du public du Concours international du Val de Loire (2015, président de jury William Christie) et lauréat de l’International Young Artists Presentation 2013 d’Anvers (Belgique).
L’Escadron Volant de la Reine est créé à l’initiative du violoncelliste Antoine Touche. Tous issus des Conservatoires supérieurs européens, les musiciens sont liés par une profonde amitié et c’est naturellement qu’ils se rassemblent en janvier 2012.
L’Escadron compte sur les divers talents qui le composent, partageant une énergie commune et une recherche toujours plus approfondie. En musique de chambre ou en orchestre, l’ensemble se démarque par l’absence de directeur artistique. Cette démarche, mûrement réfléchie, permet à chaque membre de s’impliquer dans la réflexion musicale et l’organisation des projets. Désireux de faire découvrir des œuvres méconnues des XVIIe et XVIIIe siècles, ils concentrent particulièrement leurs recherches sur la musique italienne.
L’ensemble s’est produit dans différents festivals : un Automne à Limur (Vannes), Festival de Pâques (Deauville), les Jeudis Musicaux de la Chapelle Royale (Versailles), le Festival de Ribeauvillé…
L’Escadron Volant de la Reine est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2012.

L’Escadron Volant de la Reine, the Queen’s Flying Squa- dron refers to the ladies-in-waiting recruited by Catherine de Médicis. They were charged with the task of pacifying human relations with various European courts by the means of conversation and by their very presence. is un-hierarchical formation embodied both precision and fantasy, qualities the ensemble’s musician lovingly apply to their musical endeavors.
Created by Antoine Touche, l’Escadron Volant de la Reine gathers together young professional musicians, fond of Baroque music. All former students from European superior conservatoires, they are linked by a deep friendship and it’s very naturally that they came together in January 2012. e ensemble performed in various festivals : un Automne à Limur (Vannes), Festival de Pâques (Deauville), les Jeudis Musicaux de la Chapelle Royale (Versailles), Festival de Ribeauvillé, Amuz (Anvers).
L’Escadron Volant de la Reine won the first prize and the audience prize at the first international early music competition in Loire Valley 2015 (France, presided by William Christie).
They also are laureates of Anvers Inter- national Young Artists Presentation 2013 (Belgium). L’Escadron is in residence at the Singer-Polignac fondation since 2012


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